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Source : https://www.lesoleil.com/affaires/2026/05/27/dune-cuisine-a-une-usine-pour-la-noix-derable-JH2FV2O74FGTLG4QWTPRMPK2LM/

Par Mégan Harvey, Le Soleil
27 mai 2026 à 04h01
5 minutes

Après avoir connu une croissance au cours des dernières années, l’entreprise beauceronne La Noix d’érable construit une première usine de production à Saint-Ludger. Le projet permettra à l’entreprise de centraliser ses activités et d’augmenter son potentiel de capacité de production.

Depuis le printemps 2025, les copropriétaires Klara Tardif et Marc-Étienne Fauchersavaient qu’ils souhaitaient construire leur propre usine afin de soutenir la croissancede La Noix d’érable. L’entreprise occupait jusqu’à maintenant un local loué.

La nouvelle usine permettra de supporter la croissance et d’accueillir les projets endéveloppement. «Il y a plein de choses qui bougent. Il y a plein de nouveaux clients,de gros clients, qui nous ont approchés», explique Klara Tardif, copropriétaire del’entreprise, en entrevue avec Le Soleil.

Les nouvelles installations permettront également de centraliser les opérations. Lafuture usine regroupera sous un même toit les bureaux, les espaces de production etd’entreposage, en plus d’une petite boutique destinée à la vente des produits.

Le projet représente un investissement d’au moins un million de dollars, estimel’entrepreneure. Les travaux ont débuté en mai et le bâtiment devrait être prêt àl’automne.

Une production artisanale 

Fondée en 2020, La Noix d’érable a d’abord vu le jour dans la cuisine des deux entrepreneurs. L’érablière d’où provient le sirop d’érable utilisé dans les produits est située à Saint-Théophile, en Beauce. 

«Faire tout à la main, puis d’ensacher à la main, ça a duré très peu de temps. Tout desuite, on a transféré dans un autre local», explique Klara Tardif. Une partie de laproduction reste artisanale, alors que l’ensachage est automatisé.

Quelques mois après le lancement de l’entreprise, les copropriétaires ont investi 250000 $ dans une ensacheuse automatisée, malgré des ventes encore très modestes.

«On n’avait même pas 10 000 $ de vente à l’été 2021. […] Cetinvestissement était quand même risqué dans le sens qu’on n’avaitpresque pas de ventes, puis on a pris le risque de s’équiper.»— Klara Tardif, copropriétaire de La Noix d’érable

Pendant près de deux ans, l’entreprise n’a offert qu’un seul produit: ses pacanes àl’érable. Une décision assumée par les entrepreneurs, qui préféraient miser sur unproduit fort plutôt que de multiplier rapidement les nouveautés.

«Ça fonctionnait. Donc, on n’était pas empressé de sortir n’importe quoi pour remplirune tablette», explique Klara Tardif. L’entreprise a ensuite ajouté d’autres produitsgraduellement.

L’effet Dragon

Depuis 2022 et 2023, La Noix d’érable développe son réseau de distribution. Lesproduits de l’entreprise sont présents dans plus de 670 points de vente,principalement au Québec.

En mai 2025, les entrepreneurs ont une vitrine à l’émission Dans l’oeil du dragon. «Çanous a vraiment propulsés. C’était ce qui nous manquait. À ce moment-là, on avait despoints de vente, mais les gens ne nous connaissaient pas», mentionne Klara Tardif. 

Faire découvrir un nouveau produit alimentaire, notamment sur les tablettes del’épicerie, demeure l’un des principaux défis du secteur. «C’est facile de rentrer dansun point de vente et à l’épicerie. C’est de rester. C’est que les commandes continuentet que les gens achètent et qu’ils consomment régulièrement», explique-t-elle.

Grâce au passage à l’émission, l’entreprise a augmenté ses ventes pendant plusieursmois. Cette croissance se reflète notamment dans les chiffres d’affaires del’entreprise, qui sont passés de 600 000 $ en 2024 à 1,1 million en 2025.

La Noix d’érable a gagné le prix du public au Gala de l’entreprise beauceronne,organisé par la Chambre de commerce et d’industrie de Saint-Georges, le 23 mai dernier.

Miser sur une croissance réfléchie

Avec la nouvelle usine, l’entreprise estime pouvoir augmenter sa capacité deproduction au cours des prochaines années.

«Au local où on était, on pouvait déjà sortir un 4-5 millions [de vente] facilement, c’estjuste qu’on n’était pas rendu là. […] Avec l’usine, il y a un potentiel de faire dix fois denotre chiffre d’affaires actuel», estime l’entrepreneure.

Les prochains objectifs de l’entreprise consistent notamment à poursuivre l’expansionde son réseau de distribution, notamment dans les provinces canadiennes.L’entreprise étudie également les possibilités d’exportation à l’international.

«C’est sûr que l’exportation pourrait être intéressante pour notre type de produit.D’ailleurs, on est en train de faire une étude de marché avec un créneau acéricole pourvoir dans quel pays ça serait intéressant de s’établir en premier. Mais à moyen terme, ily a beaucoup à faire juste dans notre Québec», mentionne Klara Tardif.

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